VIH/Sida : les tests rapides permettent de mieux dépister les populations à risque

Expérimentés depuis deux ans par l’association AIDES, les tests de dépistage rapide s’avèrent capables de mieux atteindre les populations à risque (notamment les communautés gay et afro-caribéenne), que les structures hospitalières ou les centres de dépistage anonymes et gratuits (CDAG). A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, le bilan des actions de dépistage de l’association plaident en faveur d’un élargissement de ce dispositif.

AIDES souhaite étendre son offre de dépistage rapide du sida aux hépatites B et C

Les tests rapides, pour quoi faire ?Dans le cadre du dernier plan sida, l’élargissement du dépistage à un milieu extra-médical a fait l’objet d’un décret en novembre 2010. Ce dépistage rapide réalisé par des non médecins (également appelé TROD1) était un combat de longue date pour plusieurs associations, dont AIDES. Le Pr. Delfraissy, directeur de l’Agence nationale de recherches sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS), nous expliquait en avril 2011 les  raisons de cette initiative.

Ce nouvel outil est destiné en priorité aux communautés les plus exposées au virus du sida : les gays (ou HSH : hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes), les populations d’origine africaine et caribéenne, les personnes trans, les usagers de drogue et les travailleurs du sexe. Ces groupes représentaient en 2011 plus de 70 % des découvertes de séropositivité.Pour faire reculer l’épidémie, il est essentiel d’améliorer le dépistage. On estime qu’en France 30 000 à 40 000 personnes ignorent leur séropositivité, mettant en danger leur santé, celle de leurs partenaires et participent inconsciemment à la dynamique de l’épidémie.“En permettant à chacun d’être testé régulièrement, de connaître son statut et éventuellement de se soigner, on évite de nouvelles contaminations et on casse durablement la dynamique de l’épidémie“ précise l’association AIDES qui présentait les premiers résultats de ses actions de dépistage pour l’année 2012. Mieux dépister et accompagner les populations à risqueL’association Aides a mis en place ces tests rapides via ses militants formés à cette pratique, aux entretiens autour des sexualités et des moyens de prévention avec les personnes dépistées et à la proposition d’un accompagnement personnalisé quel que soit le résultat du test. Le 26 novembre, l’association a présenté les résultats de 12 695 tests réalisés entre le 1er janvier et le 30 septembre 2012 dans 23 régions de France.

Globalement, l’association fait état d’une “efficacité incontestable“, avec 1 % de résultats positifs, soit 5 fois plus de résultats positifs que pour le dépistage classique, et trois fois plus que dans les centres de dépistage anonymes et gratuits. “Contrairement aux apparences, ce taux de 1 % est un indicateur positif : il montre que ce dépistage opère au plus près des populations touchées et atteint des publics qui ont peu recours au test du VIH“, explique AIDES.Dans le détail, les taux de résultats positifs étaient plus élevés chez les gays (1,9 %) et les hétérosexuels d’origine afro-caribéenne (0,8 %) que parmi les hétérosexuels caucasiens (0,2 %). Et pour les gays originaires d’Afrique du Nord et subsaharienne, les vulnérabilités au VIH s’additionnent puisque le taux de positifs atteint 3,49 %. Il s’agissait du premier dépistage pour 41 % des hétérosexuels d’origine africaine ou caribéenne et 35 % des hétérosexuels caucasiens.Aides souhaite étendre l’offre de dépistage rapide aux hépatites B et C

L’association juge que son offre de dépistage devrait s’étendre en 2013 pour permettre à davantage de personnes d’être dépistées mais également d’être accompagnées. Face à ces résultats témoignant de l’efficacité de la démarche, l’association souhaite également l’étendre aux hépatites B et C. “Aides alerte les pouvoirs publics depuis 2010 sur cette question. Particulièrement virulentes parmi les populations migrantes et les usagers de drogues, les hépatites B et C sont une priorité absolue de santé publique“ conclut l’association.Dans le cadre de la prochaine Journée mondiale de lutte contre le sida, AIDES lance une nouvelle campagne décalée pour promouvoir ce dispositif, notamment auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, des populations d’origine africaine et caribéenne, des travailleurs du sexe et des usagers de drogues. David BêmeSources :Aides publie le premier bilan de son offre de dépistage rapide – Dossier de presse – novembre 2012RelaxnewsClick Here: brisbane lions guernsey 2019

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