“On était riches mais on ne le savait pas, parce que tout cet argent a été dévalué”, explique YoMaria, devant d’énormes liasses de bolivars. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’inflation a dépassé 1 300 000% en 2018 au Venezuela, en plein naufrage économique et politique. >>À voir aussi : Au Venezuela, “l’économie est à terre, les gens meurent de faim”À Cucuta, en Colombie, le principal point d’entrée des migrants vénézuéliens qui fuient en masse leur pays, YoMaria ajoute qu’elle ramasse souvent des billets que les gens jettent. “Qu’est-ce qu’on peut acheter avec ça ? Rien”, assure-t-elle devant des paquets d’argent. Cette Vénézuélienne a trouvé une solution pour rentabiliser quelque peu ces papiers sans valeur. Avec ces liasses, elle fabrique des porte-monnaie tissés avec les billets de banque. Quelque 36 billets lui servent à la fabrication d’un porte-monnaie… qu’elle vend l’équivalent d’1,50 euro.