Lancement d'une campagne d'envergure pour lutter contre l'arthrose

L’Alliance nationale contre l’arthrose, qui regroupe tous les acteurs impliqués dans la prise en charge de la maladie, lance une campagne d’information d’une durée d’un an pour accompagner les malades et sensibiliser le public aux solutions anti-arthrose. L’occasion de faire le point sur cette maladie très répandue et très handicapante.

Une campagne d'envergure pour lutter contre l'arthrose est lancée par l'alliance contre l'arthrose

Maladie très répandue, seconde cause d’invalidité dans notre pays, l’arthrose est pourtant méconnue du grand public. Touchant entre 9 et 10 millions de Français, l’arthrose ne touche pas que les personnes âgées. Elle est fortement handicapante et ses conséquences médico-économiques sont loin d’être anodines : 3 milliards d’euros, 5 millions d’arrêts de travail entre 1993 et 2003.Aujourd’hui, une meilleure connaissance de la physiopathologie de l’arthrose ont transformé son image. Les rhumatologues ne plus qu’elle résulte uniquement de l’usure inévitable des articulations avec l’âge. Plusieurs types d’arthrose peuvent être distinguées, mettant en jeu les divers tissus des articulations : cartilage, os, membrane, liquide synovial… Pour le Pr. Xavier Chevalier, président de la section Arthrose de la société française de rhumatologie, “il y a peu en commun entre une arthrose du genou survenue chez un homme de 45 ans faisant suite à un problème mécanique concernant un ménisque (sorte de coussin intra-articulaire) ou un ligament croisé (renforçateur de l’articulation), ou une arthrose du genou apparue progressivement chez une dame de 80 ans et consécutive au vieillissement de ses tissus, ou encore une arthrose chez une femme de 50-60 ans, ayant pris du poids et dont les articulations ne sont plus protégées par les hormones sexuelles“.Les patients pensent trop souvent à tort qu’il n’y a pas de solution. Pourtant, l’arthrose se soigne : avant le recours à la chirurgie, de nombreux moyens médicamenteux et non-médicamenteux permettent de ralentir sa progression et de soulager la douleur : médiaments antalgiques, kinésithérapie, exercice physique, hygiène alimentaire, cures thermales…  “Si la chirurgie est très utile, son recours peut souvent être retardé, voire évité, par une série de mesures thérapeutiques. Considérée isolément, chacune peut paraître modeste, mais leur addition aboutit à des résultats substantiels“ précise le Pr. Chevalier.

La campagne lancé par l’alliance contre l’arthrose (à l’initiative de l’AFLAR) qui regroupe de nombreuses associations et sociétés savantes a pour but de mieux faire connaître la maladie et sa prise en charge. Cette campagne se traduira par la mise en ligne d’une plateforme, accessible à l’adresse

Stop-arthrose.org, délivrant des conseils pour réduire le risque de souffrir d’arthrose. Les personnes atteintes d’arthrose seront également conviées à participer à une enquête destinée à aider la recherche, et à mieux connaître les malades. Quelque 2.000 volontaires sont nécessaires.Si d’autres maladies rhumatismales (en particulier les rhumatismes inflammatoires) ont connu d’importants progrès thérapeutiques, l’arthrose souffre encore aujourd’hui d’un manque de recherche. L’espoir suscité par certains médicaments comme les anti-NGF ou des produits ciblant certains molécules inflammatoires (cytokines) est retombé et il reste encore à identifier de réels cibles thérapeutiques. Une raison supplémentaire d’aider la recherche dans ce domaine selon le Professeur Thomas Bardin, président de France Rhumatismes (fonds de dotation pour la recherche contre les rhumatismes) : “Ces difficultés ne sont absolument pas une raison de se décourager. Qui aurait cru il y a quelques années qu’il y aurait des progrès aussi décisifs sur la polyarthrite rhumatoïde, qui faisait des ravages chez les patients atteints et pour laquelle nous semblions définitivement démunis ? Nous allons aussi gagner la bataille de l’arthrose“.David BêmeSource : Conférence de presse Aflar – décembre 2012Click Here: Rugby league Jerseys

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