L’Exorciste sur TCM Cinéma : l’histoire rocambolesque autour de la voix du démon

“L’Exorciste” est diffusé ce soir sur TCM Cinéma. L’occasion de revenir sur la manière dont William Friedkin a procédé pour créer la voix démoniaque sortant de la bouche du personnage de Regan… Et les péripéties qui ont suivi.

L’Exorciste de William Friedkin

Avec Linda Blair, Ellen Burstyn, Max von Sydow…

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De quoi ça parle ? En Irak, le Père Merrin est profondément troublé par la découverte d’une figurine du démon Pazuzu et les visions macabres qui s’ensuivent. Parallèlement, à Washington, la maison de l’actrice Chris MacNeil est le théâtre de phénomènes étranges : celle-ci est réveillée par des grattements mystérieux provenant du grenier, tandis que sa fille Regan se plaint que son lit bouge. Quelques jours plus tard, une réception organisée par Chris est perturbée par l’arrivée de Regan, qui profère des menaces de mort à l’encontre du réalisateur Burke Dennings. Les crises se font de plus en plus fréquentes…

S’il est, indéniablement, l’un des films d’horreur les plus célèbres de tous les temps, L’Exorciste a aussi été un succès commercial extraordinaire, en rapportant pas loin de 400 millions de dollars dans le monde via sa sortie en salles (pour un budget d’à peine 12 millions !). Comme tout chef-d’oeuvre ayant fait date dans l’histoire du cinéma, le long métrage a connu un processus de conception particulièrement mouvementé : du tournage en Irak à la diffusion en salles, en passant par la post-production laborieuse. Parmi ces différentes étapes, la création de la voix du démon s’est avérée, elle aussi, très complexe, et a engendré un conflit important au moment de la sortie du film. Explications.

CONCEVOIR LA VOIX DU DÉMON : UN DÉFI DE TAILLE

Une fois le tournage de L’Exorciste achevé, William Friedkin est passé au montage. Une étape délicate puisque le cinéaste avait, en sa possession, pas loin de quarante heures de pellicule ! Durant cette phase de post-production, un des nombreux défis auxquels il a dû faire face a été de trouver la voix du démon. La jeune comédienne Linda Blair avait enregistré ses répliques mais Friedkin voulait restituer cette fameuse voix démoniaque (“rude, puissante, profonde, assourdissante”, telle qu’elle est décrite par le romancier William Peter Blatty) avec celle d’une fillette de douze ans.

Dans un premier temps, William Friedkin a pensé faire appel à l’un de ses amis, Ken Nordina, un spécialiste des expérimentations sonores. Ce dernier a alors fourni au réalisateur un son démoniaque à partir de sa propre voix. Mais il s’agissait d’une voix d’homme, ce que Friedkin ne souhaitait pas (selon lui, une voix masculine ne pouvait pas émaner de la bouche de la jeune actrice, même si son personnage est possédé).

Il se rappela alors des drames radiophoniques des années 1940 qui l’avait marqué durant ses jeunes années. Certains grands noms du cinéma pouvaient y être entendus, comme Orson Welles ou Peter Lorre. Il y avait aussi une certaine Mercedes McCambridge, charismatique Emma Small dans le western féministe Johnny Guitare (1954) qui avait obtenu un Oscar pour sa prestation dans Les Fous du roi (1949). Si sa carrière est impressionnante, c’est surtout sa voix “neutre plutôt que masculine ou féminine”, qui avait marqué Friedkin (Source : “Friedkin connection. Les Mémoires d’un cinéaste de légende”).

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DU WHISKY, DES OEUFS CRUS ET DES CIGARETTES ! 

Le metteur en scène la rencontra et lui montra un pré-montage de L’Exorciste. Mercedes lui dit alors, avant d’accepter : “Laissez-moi vous parler un peu de moi. Je suis catholique. J’étais aux Alcooliques Anonymes et j’ai aussi fumé pendant 30 ans. J’ai deux amis qui sont prêtres. Si je fais ce que vous me demandez, j’aurais besoin de leurs conseils et de pouvoir les consulter à tout moment. Pour obtenir le son que vous désirez, il me faudra boire du bourbon, fumer et faire d’autres choses que je n’ai pas faites pendant des années.” Lorsque Friedkin lui expliqua qu’il ne souhaitait pas qu’elle aille aussi loin, l’actrice répondit : “Ne vous inquiétez pas. Ce qui compte, c’est que vous obteniez le résultat que vous recherchez, mais il faudra que nous ayons confiance l’un en l’autre, et je n’ai aucune idée du temps que cela prendra.”

Mercedes McCambridge a donc, durant trois semaines, travaillé sur ce doublage en prenant les choses particulièrement au sérieux : elle a voulu s’asseoir avec ses mains et ses pieds attachés à une chaise et souhaitait que les noeuds soient resserrés aux moments où le personnage de Regan souffre. Toute la journée, la comédienne buvait du whisky, fumait des cigarettes et mangeait des oeufs crus…

Friedkin se rappelle : “La combinaison des trois lui donnait une voix gutturale, à la sonorité menaçante. Parfois, elle ne faisait que respirer près du micro et on pouvait entendre 3 ou 4 sons de respiration différents sortir de sa gorge. McCambrigde produisait des bruits, des rires ou des cris que je mixais ensuite dans la bande son ou que je dédoublais sur plusieurs pistes. Nous enregistrions 10 heures par jour et nous ne nous arrêtions que quand Mercedes disait qu’elle en avait assez.”

A la fin, Mercedes McCambridge demanda à Friedkin (qui était aux anges devant le travail accompli) que son nom n’apparaisse pas au générique, pour ne pas faire de l’ombre à la performance de la jeune Linda Blair.

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UNE COLLABORATION FRUCTUEUSE DONNANT NAISSANCE… Á UN CONFLIT

Lors de l’avant première de L’Exorciste, à Los Angeles, où Friedkin s’était bien évidemment rendu en compagnie d’une grande partie du casting, Mercedes surgit et l’interpella. Cette dernière était en pleurs et hurla, tout en lui tirant le bras : “Tu m’as baisée, comment as-tu pu me faire ça, à moi ?” Le réalisateur lui demanda quel était le problème et elle répondit : “Tu m’as promis que je serais créditée au générique ! Où est mon nom ? Tu m’as menti ! Tu me le paieras, Bill Friedkin !” La comédienne raconta alors, à Variety et au Hollywood Reporter, que Friedkin avait refusé de mettre son nom au générique pour protéger la performance de Linda Blair. Au même moment, Eileen Dietz, la doublure cascades de cette dernière (apparaissant à l’écran pendant 28 secondes), cria elle aussi au scandale en expliquant qu’elle avait partagé le rôle du démon avec la jeune actrice.

Selon Friedkin, il s’agissait de mensonges éhontés de la part des deux comédiennes. Toujours dans l’ouvrage “Friedkin connection. Les Mémoires d’un cinéaste de légende”, il explique comment les choses se sont ensuite déroulées : “Dietz fut effectivement nommée au générique, et Warner décida de refaire la dernière bobine du film en y insérant le nom de McCambridge. (…) Elle méritait d’être créditée au générique, je n’ai donc eu aucun problème avec cela. Mais quand, quelques années plus tard, CBS Network diffusa le film à la télévision et demanda que les répliques du démon fassent l’objet de quelques modifications, j’ai fait le doublage moi-même en produisant mon meilleur grognement de Pazuzu.” Pour le réalisateur, les actions de McCambridge et Dietz ont fait beaucoup de tort à la prestation de Linda Blair, et donc au film en général :

“La performance de Linda fut remise en question et c’est, je crois, ce qui lui a coûté l’Oscar. La vieille garde d’Hollywood cherchait par tous les moyens d’empêcher L’Exorciste d’être trop acclamé. Ce n’est pas la rancoeur qui parle. Mon ami Jack Haley Jr. produisait la cérémonie des Oscars cette année-là. Il me confia qu’il se disait parmi les membres influents de la communauté que si ‘L’Exorciste recevait le prix du meilleur film, cela allait changer l’industrie pour le pire et à jamais.'”

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‘Only one thing stopping £215m Mbappe signing for Liverpool’

Former defender Stephen Warnock thinks that only the Ballon d’Or would get in the way of Liverpool signing Paris Saint-Germain forward Kylian Mbappe.

Reports at the beginning of November linked Liverpool with a £215m move for the Frenchman, suggesting that the Reds’ lack of transfers this summer meant that the money was ready to spend in 2020.

Jurgen Klopp poured cold water on the claims at the time but Warnock has pondered why Mbappe wouldn’t sign for Liverpool.

“I just think because of the way Liverpool have elevated themselves in the last couple of years under Jurgen Klopp, people are now putting stories together linking them with the best players in the world,” Warnock told the Liverpool Echo.

“Let’s be honest, why wouldn’t they want to play under Jurgen Klopp at Liverpool? The atmosphere is incredible and so is the manager.

“They have reached two Champions League finals in the last two seasons and a Europa League final not long before that. It’s very appealing to go to Liverpool at the moment.

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“Would Mbappe go to Liverpool? You know what, why wouldn’t he come? Why wouldn’t he want to play against the best players in the Premier League and really test himself?

“I think the one problem we face over here with players like that is they often feel like they can only win the Ballon d’Or if they go to Real Madrid or Barcelona.

“Why can’t there be a shift? Why can’t there be a Premier League team who dominates Europe for a number of years?

“He is obviously a player who you would love to see in the Premier League. I would love to see him at Liverpool. Whether it will happen or not, I’m not so sure. That’s only something he would answer.

“It will also depend on the form of Barcelona and Real Madrid. If he feels that those sides are not close to winning the Champions League, then maybe that’s something he might look at.”

 

Woodward issues transfer warning to Man Utd supporters

Ed Woodward says Manchester United fans have to understand that bringing in multiple signings can be “extremely difficult”.

The Red Devils are currently ninth in the Premier League standings and eight points off fourth-placed Chelsea, who occupy the final Champions League place.

United were held to a 2-2 draw to Aston Villa at home on Sunday and fans will no doubt be hoping the club can bring in reinforcements over the next couple of transfer windows.

However, executive vice-chairman Woodward has warned Man Utd fans not to expect the club to land “six or seven” in any window because of the “extremely difficult” nature of completing deals.

“It’s a multi-year squad evolution analysis,” Woodward fanzine United We Stand.

“It’s hard enough to get three players done in a transfer window. To get six or seven done is extremely difficult if you are getting proper talent.

“If you choose to churn every player because they are not good enough and you’re not extending contracts, you are putting yourself at risk of execution.

“Sometimes you have to take a broader view.”

 

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Nuno ‘very proud’ following Wolves draw with Sheffield United

Wolves manager Nuno Espirito Santo declared himself “very proud” after watching his side claim a draw against Sheffield United on Sunday.

Lys Mousset opened the scoring for the Blades inside the first three minutes and it wasn’t until 52 minutes that Matt Docherty got the hosts back into the contest.

Neither side could find a winner but speaking to reporters after the game, Nuno hailed the bravery both sides displayed at Molineux.

“We didn’t start the game well, because we were playing against a Sheffield team that has a really high press and that makes it very difficult,” the manager said.

“That causes lots of problems, the press. But we stayed in the game and competed. We stayed in it right until the end and so did they. Both teams out there have everything.”

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United’s George Baldock could have been sent off for a second bookable offence for a challenge on Diogo Jota but was instead let off, something which Nuno said typified the bravery of both sides.

“For me, it looked obvious,” the Portuguese said. “But it was a brave game, full of duels, between people who played hard but fair. I think that is why he [David Cootes] decided it would finish 11 versus 11

 

 

“Both us us gave everything out there, and so I am very proud.”

The result means Wolves were unable to extend their Premier League winning run to three matches and another tough test awaits on Wednesday when West Ham – fresh from beating Chelsea – head to Molineux.

As for Sheffield United, the Blades host Newcastle on Thursday.

Sunday’s result keeps Wolves and United in sixth and seventh, respectively, with Nuno’s side six points off the top four.

 

Ribery ankle ligament injury confirmed by Fiorentina

Scans revealed a tear of the medial collateral ligament in the French winger’s right ankle following La Viola’s loss to Lecce

Franck Ribery has suffered ligament damage to his right ankle in an ill-timed injury blow for embattled Serie A side Fiorentina.

The Viola confirmed the setback after the 36-year-old was forced off in the first half of Saturday’s 1-0 loss to Lecce.

Panagiotis Tachtsidis’ sliding challenge left the experienced winger in considerable pain and he had to be helped from the field.

Precisely how long he will spend on the sidelines remains to be seen, but Fiorentina can little afford to do without the former Bayern Munich star following a third successive defeat.

A club statement read: “Ribery underwent tests after spraining his ankle. They revealed a Grade I/II tear of the medial collateral ligament of his right ankle. He has begun treatment and his condition will be re-assessed soon.”

Despite Fiorentina’s poor form recently, Ribery has played a key role since joining from Bayern last summer. The Frenchman has scored twice and set up a further two goals in 11 appearances for the club.

He was named the league’s MVP in September as he helped his side to wins over Atalanta, AC Milan and Sampdoria, while they also drew 0-0 with Juventus.

However, he served a three-game suspension for shoving an official when he was sent off against Lazio in late-October, for which he apologised the following day.

“I’m really sorry for last night,” he said on social media.

“I apologise to my team-mates, the coach and the fans. I also apologise to Mr Passeri because at the end of the match I was very agitated and sad, and I hope he can understand my mood.

“I always want to stay on the pitch and help my team-mates because I came all the way to Florence for this city and this club, and I think Fiorentina should get more attention, the same attention given to the other clubs, for the great work we’re doing every day.”

His return has done little to arrest the Viola’s string of negative results, as the loss to Lecce was Fiorentina’s third in a row in the league and leaves them nine points outside the top six after 14 games.

Reports in Italy suggest Vincenzo Montella is under pressure to save his job amid rumours Gennaro Gattuso and Cesare Prandelli could take over.

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Looper sur Ciné+ Frisson : Bruce Willis déstabilisé par sa version jeune, Joseph Gordon-Levitt

“Looper” est diffusé ce soir sur Ciné+ Frisson, l’occasion de revenir sur l’impressionnante transformation de Joseph Gordon-Levitt qui incarne Bruce Willis jeune.

Avant de se lancer dans la Guerre des étoiles, le réalisateur américain Rian Johnson nous remuait les méninges avec Looper. Le film d’anticipation se déroule dans un futur proche (2074), la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé (en 2044) où des tueurs d’un genre nouveau (les “Loopers”) les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe (incarné par Joseph Gordon-Levitt) découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus (Bruce Willis).

Outre le scénario alambiqué, le défi du film était donc de faire ressembler Joseph Gordon-Levitt à Bruce Willis. Tous les matins l’acteur de 31 ans au moment du tournage, passait donc trois heures entre les mains de professionnels chevronnés. Joseph Gordon-Levitt s’est également fait poser des prothèses, et ses yeux ont ensuite été numériquement modifiés afin qu’ils aient la même couleur que ceux de son aîné. Rian Johnson précise néanmoins : “On savait bien que le personnage de Joe ne ressemblerait pas exactement à Bruce Willis jeune. On a donc simplement isolé quelques caractéristiques essentielles de sa physionomie”. Une transformation qui a pourtant suffi à impressionner le héros de Die Hard, puisque Joseph Gordon-Levitt déclare qu’en voyant le résultat, “Bruce a un peu flippé”

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Outre la métamorphose physique, Joseph Gordon-Levitt a également modifié son jeu en l’adaptant à celui de Bruce Willis, adoptant certains de ses tics et opérant un travail sur sa voix.

Ces stars ont joué la version rajeunie d’autres stars !

Un résultat convaincant qui ira même jusqu’à déstabiliser Bruce Willis, qui raconte : “On était assis à une table et Joe était en face de moi, j’étais censé lui donner la réplique, mais tout à coup, je me suis surpris à le regarder et j’ai eu un sentiment étrange : c’est vraiment bizarre d’avoir quelqu’un en face de soi qui vous ressemble, mais en plus jeune. (…) Il a réussi à adopter mon phrasé et mon élocution, ce qui était à la fois étrange et vraiment judicieux”. Rian Johnson évoque également ce moment : “On se rapprochait de la fin du tournage et, jusque-là, on avait surtout travaillé avec Joe et Bruce séparément, si bien que c’était exaltant de les avoir réunis dans la même scène”.

Top 5 “Bruce Willis face à lui-même”

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Disney renchérit à l’offre de Comcast pour racheter la 21st Century Fox

Après l’offre de 65 milliards $ du géant Comcast le 13 juin dernier pour ravir à Disney la 21st Century Fox, l’empire Mickey renchérit à son tour, pour porter son offre à 71 milliards de $. De son côté, Comcast n’a pas dit son dernier mot.

Rappel des faits. Début mai dernier, le géant Comcast, propriétaire des chaînes de télévision NBC, CNBC, MSNBC, des studios Universal, et fort de 29 millions d’abonnés, a confirmé qu’il préparait une offre en numéraire (comprendre : en cash) supérieure à celle de Disney, dans le but évident de briser l’accord annoncé par Disney en décembre et intégrer dans son giron la 21st Century Fox.

Le 13 juin, Comcast a mis sur la table 65 milliards $ pour s’assurer de la prise de guerre. Cette offre représente une prime de 19% par rapport à celle proposée par Disney et acceptée. C’est énorme. Le timing est aussi serré : le 10 juillet prochain, la Fox avait prévu une assemblée générale de ses actionnaires pour approuver la fusion avec Disney.

Dans cette affaire, le magnat Rupert Murdoch est l’une des clés. Il est en effet lié par l’accord signé avec Disney. En cas de rupture de cet accord de la part de la Fox, pour une raison non liée à un éventuel blocage des Autorités de la concurrence pour violation des lois antitrust, le groupe sera tenu de payer un dédomagement de 1,525 milliards $. Signe de l’appétit de Comcast : le groupe se dit prêt à rembourser cette somme si Fox accepte son offre. Comcast se tient aussi prêt à financer un procès en anti-trust avec le Département de la justice, si jamais ce dernier voulait bloquer l’opération. Et, histoire d’enfoncer un peu plus le clou pour montrer sa détermination, il est aussi prêt à payer 2,5 milliards $ à Disney pour couvrir les coûts de la rupture de l’accord de promesse de vente de Fox.

Le généreux panier garni de Mickey

Désormais, la question était de savoir si Disney allait renchérir, et, dans l’affirmative, de combien ? L’empire de Mickey n’a pas franchement tardé à répliquer à l’offre de Comcast, n’ayant aucune envie de voir la 21st Century Fox lui glisser entre les doigts. Disney relève ainsi son offre d’un net cran, puisqu’elle passe à 71,3 milliards $, dont 35,7 milliards $ seront versés en liquide, contre 52,4 milliards $ tout en actions auparavant. Les actionnaires de Fox vont également recevoir 343 millions d’actions Disney, ce qui leur donnera 19% du capital de la nouvelle entité. Disney s’engage en outre à reprendre 13,8 milliards de dollars de dette de Fox, ce qui implique une valeur totale de 85,1 milliards de dollars pour la transaction.

Histoire de donner un peu plus de poids encore à sa nouvelle offre, Disney souligne que les conseils d’administration des deux entreprises ont approuvé sa nouvelle proposition. Autrement dit, la société a le soutien de Rupert Murdoch et de ses deux fils, Lachlan et James, qui sont les principaux actionnaires et dirigeants de 21st Century Fox. Dans la foulée de l’annonce faite par Disney, Fox a reporté son assemblée générale extraordinaire prévue le 10 juillet, afin de laisser aux actionnaires le temps d’étudier l’offre de Disney, que son conseil d’administration recommande. Comcast ne devrait sans doute pas rester les bras croisés très longtemps…

Stephen King : Fatih Akin réalisera le nouveau Charlie et Rebecca Ferguson rejoint la suite de Shining

L’écrivain maître de l’épouvante et du fantastique est partout sur les écrans ! Tandis que la production de la deuxième partie de “Ça” avance, les projets d’adaptation de ses romans se multiplient.

Variety annonce que le lauréat de l’Ours d’Or à Berlin en 2004 Fatih Akin a été choisi par la Universal pour mettre en scène la nouvelle adaptation de Charlie (Firestarter), inspirée par le célèbre roman de Stephen King. En 1984, une première et célèbre adaptation avait déjà vu le jour, emmenée par la toute jeune Drew Barrymore. Charlie raconte l’histoire d’une petite fille aux pouvoirs surnaturels convoitée par le gouvernement américain qui cherche à se servir d’elle comme arme.

Fatih Akin, qui a récemment offert un Prix d’Interprétation Féminine à Diane Kruger à Cannes pour son rôle dans In The Fade, travaillera donc sur ce film avec Jason Blum et Akiva Goldsman, le tandem qui a donné naissance à la franchise Paranormal Activity. Entre la suite de Ça, Castle Rock en série, The Boogeyman, Marche ou Crève, Les Tommyknockers et Docteur Sleep, force est de constater que les adaptations cinématographiques de Stephen King ont le vent en poupe.

The Boogeyman : Stephen King à nouveau adapté au cinéma par les scénaristes de Sans un bruit

On peut justement lire sur le même site que la comédienne Rebecca Ferguson rejoindra peut-être Ewan McGregor dans la suite de Shining, intitulée Docteur Sleep. Ce film, réalisé par Mike Flanagan, suivra le petit Danny Torrance devenu grand. Après de longues années d’alcoolisme, le fils maudit de Jack Torrance décide d’arrêter de boire et de mettre ses pouvoirs secrets au service des mourants. Il découvrira bientôt qu’il n’est pas le seul à savoir maîtriser cette force mystérieuse…

Docteur Sleep sera l’adaptation de la suite de Shining publiée par Stephen King en septembre 2013. En 1980, Stanley Kubrick s’était occupé d’adapter le premier roman avec brio. Jack Nicholson, dans le premier rôle, livrait une des performances les plus terrifiantes de l’histoire du cinéma. Stephen King n’a pourtant jamais apprécié cette version de son œuvre et cette suite en librairie ou sur grand écran lui permet de reprendre le contrôle sur son texte.  

Aucune date de sortie n’a encore été annoncée pour Charlie ou pour Docteur Sleep. Les amoureux de l’auteur pourront découvrir la deuxième partie de Ça en septembre 2019. Quant à la série Castle Rock qui mélange plusieurs récits de l’auteur se déroulant dans la même ville, elle sera diffusée à partir du 25 juillet 2018 sur la plateforme Hulu.

Pour tout savoir sur Shining, découvrez notre épisode d’Aviez-vous remarqué ?

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Michael Caine en tyran dans Dear Dictator : “C’est vraiment Fidel Castro qui m’a donné le déclic”

Comédien britannique de légende, Michael Caine a plus de 160 rôles et soixante ans de carrière à son actif. Mais il n’avait encore jamais interprété une version loufoque de Fidel Castro qui fait la rencontre d’une ado délurée !

AlloCiné : Qu’est-ce qui vous a séduit, dans le projet de Dear Dictator ? Le ton, le scénario… ?

Michael Caine : À la lecture du script, je me suis dit que je n’avais jamais rien lu de tel. Les auteurs m’ont confirmé que beaucoup d’adolescentes essayaient d’entrer en contact avec des hommes de pouvoir. Dans notre film, on imagine que la rencontre a enfin lieu. Je n’avais jamais vu de film avec une amitié qui se noue entre un si vieil homme et une si jeune fille. Et j’ai trouvé ça très amusant. Comme j’avais beaucoup ri en le lisant, je me suis dit que j’allais faire le film. J’ai aussi été très impressionné par le talent d’Odeya Rush qui me donne la réplique dans Dear Dictator. Elle a l’étoffe d’une star ! Elle était étonnante.

C’est vraiment un des personnages les plus fous de votre carrière. Qui vous a inspiré ?

C’est un personnage cinglé ! (Rires) La barbe, bien sûr, c’est le dictateur cubain Fidel Castro. D’ailleurs, on peut dire que Castro a largement inspiré mon personnage. Mais ce qui était plus difficile à jouer, c’était cette rencontre  sans aucun modèle de référence. Deux étrangers complets qui sont des tempéraments aussi éloignés que possible. Un vieux dictateur et une adolescente naïve, issus de deux pays différents. Le potentiel comique de la situation a suffi à me convaincre.

Je ne me suis jamais vraiment vu en dictateur !

Et si Michael Caine était vraiment dictateur, quelle serait son premier décret ?

Aucune idée ! Je sèche… Je ne me suis jamais vraiment vu en dictateur ! (Rires) Si je sais ! Je créerais partout, comme depuis peu à Hyde Park, de bonnes pistes cyclables, bien conçues. On les voit très bien, c’est pratique pour les piétons qui traversent parce qu’on repère les vélos de loin, même quand ils surgissent de derrière un bus.

On retrouve certains de vos personnages, dans ce dictateur. Il est aussi bien le fuyard traqué dans le monde entier de Crime contre l’Humanité que Jack Carter dans La Loi du milieu ou Harry Brown. Tous des hommes qui n’aiment pas beaucoup débattre !

Non, je n’en vois pas tellement un qui lui ressemble tant que ça. En tout cas, je ne suis pas allé puiser chez eux. Le déclic, c’est vraiment Fidel Castro. Evidemment, je n’ai pas été jusqu’à parodier un accent. Mais il m’a inspiré parce qu’il n’était pas le pire des dictateurs. Ce n’était pas Hitler. En tant que dictateur, on peut presque aller jusqu’à dire qu’il était bénin. Et il parlait parfaitement anglais, ce qui m’a sans doute fait penser à lui.

Ce qui est étonnant, quand on se penche sur votre carrière, c’est justement le nombre de rôles iconiques que vous avez joués. Dans tous ces superbes héros, est-ce qu’il y en a un qui se détache dans votre cœur ?

Alfie, forcément, puisqu’il a fait de moi une si grande star et que j’ai reçu ma première nomination à l’Oscar en le jouant. Je n’ai pas gagné cette année-là, même si je l’espérais ardemment. De toute ma carrière, c’est forcément le film le plus important puisque c’est celui qui m’a lancé.

10 acteurs qui font une apparition dans le remake de leur film culte

Justement : Lewis Gilbert nous a quittés en ce début d’année. Naturellement, nous aimerions avoir un commentaire de l’acteur qui a interprété Alfie pour lui…

Je dois quasiment l’intégralité de ma carrière à Lewis Gilbert et à Alfie. Lewis m’a confié ce rôle que tous les grands acteurs de l’époque refusaient. C’était un coup de poker, pour lui. Il m’avait seulement vu dans Ipcress – Danger immédiat, qui m’avait rendu célèbre en Grande-Bretagne. Mais c’est avec Alfie que je suis devenu une star dans le monde entier. C’est essentiel, pour un acteur. Lewis était un homme adorable, comme on n’en rencontre pas deux fois dans une vie. Il n’élevait jamais la voix. Il vous laissait travailler à votre guise, sans interférer avec vos envies. Et il avait un sens de l’humour stupéfiant ! Je me souviendrai toute ma vie d’une chose qu’il m’a dite. Dans Alfie, je m’adresse parfois directement à la caméra. On mettait toujours un peu de distance entre l’objectif et moi. Il me demandait de m’adresser à la caméra comme si je parlais à un public imaginaire. Un jour, il m’a dit : “Je vais bouger la caméra et je vais faire un gros plan sur toi. Et quand je serai près de ton visage, je veux que tu me parles comme si nous étions bons amis et que nous ne nous étions pas vus depuis longtemps.” On a essayé et ça a fonctionné parfaitement à l’écran. Il était très intelligent.

Depuis, vous avez tout de même eu deux Oscars, remportés face à Tom Cruise, Willem Dafoe, Denis Hopper, Jude Law… qui n’en ont d’ailleurs jamais eu depuis !

Non, c’est étonnant, alors que moi, j’en ai reçu deux.

Il n’y a plus rien, après l’Oscar : c’est la plus grande récompense qui soit. C’est d’ailleurs pour ça que c’est la plus difficile à obtenir.

Que représentent ces récompenses pour vous ?

C’est une des plus belles choses qui me soient arrivées. Il n’y a plus rien, après l’Oscar : c’est la plus grande récompense qui soit. C’est d’ailleurs pour ça que c’est la plus difficile à obtenir. Vous venez de citer quelques noms qui disent le niveau de la concurrence. Donc j’étais, bien sûr, très heureux à chaque fois.

Pourtant, vous n’êtes pas venu chercher le premier !

Non, je n’y étais pas. Woody Allen, avec qui j’avais tourné Hannah et ses sœurs, est très anti Oscars. Du coup, personne ne faisait campagne et personne ne me représentait pour mettre en avant ma nomination. Moi, je ne pensais même pas être nommé, au départ. J’étais très jeune, à l’époque, et je tournais un film dans les Caraïbes quand la cérémonie s’est déroulée. Ma femme y est allée pour moi. Elle m’a téléphoné et m’a dit : “C’est toi qui a gagné !”. Evidemment, je savais que j’étais en lice, mais j’avais promis que j’irais tourner ce film, donc je n’avais plus le choix. Je ne pouvais pas aller chercher ma statuette et je ne pensais vraiment pas que je l’obtiendrais. Woody Allen déteste tellement tout ça…

S’il vous plait, précisez à nos lecteurs quel était ce film si important que vous aviez promis de tourner dans les Caraïbes !

C’était Les Dents de la mer 4 : La Revanche ! J’avais un petit rôle, là-dedans. Le tournage n’a duré que deux semaines, pour moi, mais ça tombait pile pendant les Oscars. Contractuellement, j’étais obligé de rester là-bas pour finir le film. Je n’avais pas le choix. C’était un très mauvais film, mais comme je n’avais pas un grand rôle dedans, ça ne m’a pas nui.

Ce qui est formidable avec vous, c’est qu’en continuant à travailler avec de jeunes cinéastes comme Christopher Nolan et Matthew Vaughn, vous êtes resté une grande vedette, même pour les jeunes d’aujourd’hui.

Ça me comble de joie. Les jeunes me connaissent parce que j’ai fait le majordome dans Batman. L’autre jour, je marchais dans la rue à Londres et un car plein de touristes est passé près de moi. Il y avait des adolescentes japonaises à bord qui m’ont reconnu ! (Rires) Elles ne parlaient pas anglais, bien sûr, mais elles ont commencé à crier : “Alfred ! Alfred !” J’entends ça tout le temps depuis que j’ai fait ces trois films. Plein de jeunes me reconnaissent ! Je suis le premier surpris. A mon âge !

Vous avez travaillé avec tous les plus grands noms du cinéma : Joseph L. Mankiewicz, John Huston, Woody Allen… Qui était le plus grand d’entre tous ces montres ?

John Huston, sans hésiter. Bien sûr, j’ai adoré bosser avec Mankiewicz ou d’autres comme de sa stature. Mais John avait un formidable rapport à son travail. Un jour, sur le tournage de L’Homme qui voulut être roi, je lui ai dit : “Mais pourquoi tu ne me donnes jamais de directive ?”. Il n’interagissait jamais avec ses acteurs. Il m’a simplement répondu : “On te paie beaucoup d’argent pour que tu fasses ton travail, Michael. Tu n’as pas besoin de directives.” (Rires) Un jour, quand même, il m’a interrompu pendant un monologue alors que je n’avais pas fait d’erreur. Je n’ai pas compris pourquoi. Je lui ai demandé quel était le problème et il m’a simplement répondu : “Tu peux parler plus vite. Ton personnage est un homme honnête.”

C’est un bon conseil ! Ne jamais faire confiance aux gens qui parlent trop lentement.

Oui, depuis je suis très méfiant quand on s’adresse à moi en me disant : “Bonjour, Michael… Comment allez-vous …?” (Rires) J’en déduis qu’il y a anguille sous roche !

Dear Dictator, disponible en Téléchargement digital et DVD à partir du 3 juillet 2018

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